rithydectomie

Le Lifting cervico-facial, également appelé “rithydectomie” est une intervention de rajeunissement du visage. Ce n’est pas une petite opération.

Elle consiste à retendre les téguments du visage, en particulier les excès cutanés, et la ptôse musculaire. On en profite en général, pour retirer les excès graisseux localisés, en particulier au niveau des bajoues et sous le menton.

Il existe plusieurs sortes de liftings :

Le lifting cervico-facial est celui qui retend la partie médiane et inférieure du visage, mais ne se préoccupe pas du front. L’opération du front est une opération différente, et séparée.
Lifting cervico-facial, mais ce n’est pas obligatoire. C’est également une opération différente.
Le traitement des ridules superficielles péri-buccales peut également se faire comme les autres petites rides superficielles de la peau, en même temps qu’un lifting cervico-facial, ce n’est pas obligatoire, il s’agit d’une intervention différente.

Le lifting cervico-facial a pour but de revenir en arrière, mais pas de changer la physionomie d’un patient.

Un lifting cervico-facial habituel et bien fait, ne modifie pas l’aspect général du visage, ne transforme pas un patient. Il ne fait que revenir en arrière. On peut espérer dans les suites opératoires, avoir un aspect proche de celui que l’on avait 10 ans auparavant, au niveau des téguments qui ont été retendus.

Pour pratiquer un lifting, il faut en général retendre la peau, mais également retendre les muscles profonds, qu’on appelle les muscles peauciers, et qui sont représentés essentiellement au niveau de la face par le muscle platisma. Ce muscle couvre la moitié de la face jusqu’à l’oreille, la bajoue, et le cou. Il est retendu dans son ensemble.

Pour accéder à ce muscle, il faut faire des incisions. Celles-ci passent en pré-capillaire, devant la patte chevelue de l’oreille, au ras de celle-ci, après avoir rasé quelques cheveux, et l’incision à terme ne se voit plus. Elle contourne ensuite la patte, pour passer devant l’oreille, au ras de celle-ci, dans un pli naturel, qui laisse en général une trace extrêmement discrète. Elle contourne ensuite le lobe de l’oreille, passe dans la région rétro-auriculaire pour venir dans les cheveux, en haut et en arrière. L’incision derrière l’oreille est en général masquée par le pavillon de l’oreille.

Il existe dans les suites opératoires, un drainage qui est nécessaire pendant au moins 24 heures, et qui consiste en 2 petits tuyaux reliés à une bouteille qui contient du vide, et qui est là pour aspirer les sérosités qui ne manquent pas de sécréter pendant les suites opératoires, dans les décollements. En général, nous retirons ces drainages au bout de 24 heures, parfois au bout de 48 heures.

Il y aura des agrafes dans les cheveux, que l’on retirera au bout de 8 jours, et des petits fils séparés devant l’oreille, qui sont retirés du troisième au sixième jour. Un surjet cutané est en général pratiqué autour de la patte, et aussi derrière l’oreille. Ces fils sont retirés plus tard.

LES DOULEURS

Cette intervention n’est pas très douloureuse. Cependant, il arrive que des patients se plaignent de souffrir un peu au début, à la mastication, pendant les deux premiers jours, et parfois se plaignent de douleurs rétro-auriculaires. En effet les muscles sont également retendus et fixés derrière l’oreille, ce qui rend la région un peu sensible pendant les premiers jours. Ces douleurs se limitent à ce qui vient d’être décrit.

LES ECCHYMOSES ET LES HÉMATOMES

Des ecchymoses post-opératoires et des gonflements sont très fréquents. On ne peut pas les éviter. Des traitements préalables anti-inflammatoires ou à base d’arnica ne sont pas très efficaces pour les empêcher. Ce sont des phénomènes naturels, et qui font partie de la cicatrisation.

Ces oedèmes peuvent éventuellement être dissymétriques, c’est à dire qu’ils peuvent être plus importants d’un côté par rapport à l’autre. Il suffit d’avoir dormi la nuit qui suit l’intervention d’un côté plus que de l’autre, pour que les oedèmes soient plus importants du côté sur lequel on a dormi. Ce manque de symétrie, qui est en général discret, s’efface en quelques jours.

Les hématomes sont exceptionnels, empêchés la plupart du temps par un drainage qui est maintenu pendant 24 à 48 heures. Cependant, si l’hématome survient de façon importante, il arrive en général dans les six premières heures, et doit être évacué. Cette éventualité peut arriver et fait partie des suites opératoires possibles d’un lifting.

La perte de sensibilité de la peau est fréquente, mais passagère. La sensibilité revient dans un délai de six semaines environ.

La perte de sensibilité du lobe de l’oreille est fréquente. Elle peut durer deux mois, et liée à la sensibilité particulière du nerf auriculaire qui passe très près de la peau sous le lobe de l’oreille est qui est souvent un peu ” secoué ” par l’intervention. Cette sensibilité revient en général dans la plupart des cas. Cependant, dans environ 10 % des cas cette sensibilité ne revient pas, et en général, cela n’arrive seulement que d’un seul côté.

Les troubles de la sensibilité cutanée peuvent arriver pendant quelques jours en post-opératoire, parfois, il existe des troubles de la sensibilité du cuir chevelu, qui se résolvent en quelques semaines également.

LES RISQUES DE SOUFFRANCE CUTANÉE ET DE RETARD DE CICATRISATION

Ils existent surtout chez les fumeurs. Il est recommandé de ne pas fumer avant et autour de l’intervention, c’est à dire les 8 huit jours précédents, et les 8 jours suivants.

En général, les chirurgiens récusent les interventions chez les grands fumeurs.

Les assymétries de la mimique sont en général transitoires, lorsqu’elles existent, liées à une sensibilité particulière du nerf facial.

En règle générale, ces troubles de la mimique se limitent à une petite asymétrie du coin de la commissure buccale. Ce n’est pas fréquent, mais cela peut arriver. Si cela survient, ce problème est réglé en quelques semaines.

Les défauts de cicatrisations peuvent arriver sur les cicatrices postérieures, en particulier rétro-auriculaires. Ceci est rare et nécessite des traitements post-opératoires à type de massages et de corticothérapie locale, qui vous seront donnés si des cicatrices hypertrophiques apparaissent.

LES SUITES d’un lifting cervico-facial en post-opératoire sont les suivantes :

La première semaine, “on se fait peur”. Il vaut mieux éviter de se regarder dans un miroir, et bien entendu, ne voir que les proches qui sont au courant de votre intervention.
On peut dîner avec des gens que l’on connaît bien à la fin de la deuxième semaine.
On peut sortir en ville avec des gens que l’on ne connaît pas, à la fin de la troisième semaine.

C’est dire que cette intervention n’est pas anodine, et qu’il faut s’organiser avant de la subir.

On est content de son résultat au bout de deux mois, et celui-ci est au maximum de sa qualité au bout de six mois. À partir de cette date, l’évolution se fait comme chez des personnes habituelles qui n’ont pas été opérées. C’est dire que le bénéfice d’une telle opération est très durable, puisque l’on a définitivement gagné les “années” récupérées par l’opération .